SSRE-SGL-annual conference 2026
June 17-19, 2026
St.Gallen University of Teacher Education
Conference Agenda
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SYMP 33
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Comment les instances éducatives produisent, renforcent ou corrigent les inégalités de genre et de sexualité : perspectives théoriques et pratiques Des recherches fondatrices ont montré que les normes de genre et de sexualité structurent les trajectoires scolaires et professionnelles (e.g. Duru-Bellat, 1990 ; Eccles, 2011 ; Vouillot, 2007). Ces normes opèrent par des processus de socialisation primaire et secondaire, mais également par des mécanismes de sélection qui orientent différemment les parcours, souvent de manière précoce. Les pratiques éducatives – parentales ou scolaires – contribuent ainsi à reproduire des orientations genrées, tandis que les interactions quotidiennes au sein des institutions de formation participent à la construction ou au renforcement des hiérarchies sexuées et hétérosexistes. Plusieurs recherches montrent également que les dynamiques de groupe et la pression normative jouent un rôle central dans la production des inégalités de genre et de sexualité (Collet, 2015 ; Pascoe, 2005), d’autant plus quand l’institution scolaire sanctionne insuffisamment les comportements discriminatoires (Guilley et al., 2025). Ce symposium s’inscrit dans ces travaux de recherche en illustrant comment différentes instances de socialisation – famille et école au niveau primaire et secondaire – façonnent les possibilités d’orientation, les expériences vécues et les opinions des jeunes. Il articule ainsi trois mécanismes : 1. les effets de sélection, qui limitent l’accès de certains groupes de personnes à certaines filières ou favorisent des abandons différenciés ; 2. les effets de socialisation, par lesquels les normes hétérosexistes sont intériorisées, voire renforcées ; 3. les possibilités de transformation, à travers des dispositifs pédagogiques visant à questionner les normes. La première présentation, issue d’un projet de thèse en cours et fondée sur une approche qualitative, examine l’influence des représentations genrées, des attentes différenciées des parents mais aussi des enseignant·exs, sur les orientations des élèves à la fin du primaire dans le canton de Vaud. Sans présenter encore de résultats empiriques, elle ouvre une réflexion sur la manière dont les acteurs et actrices scolaires contribuent à une orientation genrée. La deuxième présentation, basée sur une large enquête quantitative et longitudinale, s’intéresse aux violences hétérosexistes vécues en formation professionnelle et à leur dimension sélective, en analysant l’impact du vécu de ces violences sur les parcours de formation et en particulier sur le risque d’arrêt prématuré de la formation. La troisième présentation, basée sur une enquête longitudinale et mixte, démontre que les opinions des apprenti.exs deviennent plus homophobes au cours de la formation professionnelle, sous l’effet de dynamiques de groupe soumises aux normes de virilité et du faible encadrement institutionnel des comportements hétérosexistes. Enfin, le quatrième exposé présente un dispositif pédagogique en formation professionnelle mobilisant, par le débat, une approche intersectionnelle pour atténuer la résistance masculine aux ateliers sur les discriminations, lorsque ceux-ci portent sur des thématiques précises par lesquels certains élèves ne se sentent pas concernés. En combinant analyses théoriques, données empiriques et retours d’expérience, le symposium explore comment les institutions éducatives participent à la fois à la reproduction et à la possible transformation des normes de genre et de sexualité. Presentations of the Symposium Regards croisés sur les représentations sociales et pratiques auto-déclarées des parents autour du parcours scolaire et de l’orientation de leur enfant au prisme du genre Bien que l’égalité de genre soit inscrite dans le cadre légal du système scolaire (LEO, art.10, 2011), de nombreuses recherches démontrent que des inégalités perdurent au sein de l’école, de la formation et du monde du travail, dans lequel la division sexuelle reste forte (Gianettoni, 2015). L’orientation s’avère ainsi une période charnière dans ce processus. En effet, outre l’influence de l’école dans la (re)production des rapports sociaux de sexe et sur l’orientation (Saint-Martin & Terret, 2005; Vouillot, 2007), il apparaît que les représentations et l’adhésion aux stéréotypes sexuels de l’ensemble des acteur·trice·s du monde scolaire exercent également un rôle considérable dans les pratiques d’orientation (Mezza, 2011). Ainsi, la famille, première instance de socialisation de l’enfant, semble exercer un rôle important. Or, peu de recherches s’y sont intéressées et les travaux qui s’y sont néanmoins penchés traitent principalement de l’influence de l’origine sociale, de l’implication ou encore du parcours de formation des parents mais peu ont pris en considération l’influence des représentations genrées. De plus, nous constatons que l’orientation dans le canton de Vaud est basée sur les résultats scolaires obtenus (DGEO, 2023) en fin de 8P et que le choix des filières en 9S appartient ainsi principalement aux élèves et à leurs familles. Nos objectifs seront, d’une part, de connaître et comprendre l’influence du genre sur les représentations sociales des parents d’élèves scolarisés en 7-8P dans le canton de Vaud. D’autre part, nous chercherons à connaître les connaissances, le positionnement et les réactions du corps enseignant face aux données récoltées et à mettre en évidence une éventuelle influence de leur statut et du système scolaire. Notre méthodologie qualitative s’inscrivant dans une approche exploratoire, nous opterons pour une démarche compréhensive et mobiliserons un cadre théorique pluridisciplinaire issu principalement des domaines de la sociologie et de la psychologie. Les données seront récoltées en deux phases. Une première récolte de données sera ainsi réalisée par le biais d’entretiens semi-dirigés auprès d’une quinzaine de parents, différencié·es par le genre, le milieu social et l’appartenance ethnique. Une fois les résultats obtenus, ceux-ci seront ensuite présentés à huit enseignant·es travaillant en 7-8P afin de récueillir leurs réactions et leurs positionnements par le biais d’un focus groupe. Le caractère exploratoire de cette étude, nous aménera à analyser l’ensemble des données récoltées dans une approche inductive. Les données des deux phases seront finalement croisées afin de mettre en exergue et comprendre quels sont les éventuels freins ou leviers d’action possibles entre parents et enseignant·es. En documentant les représentations parentales sous le prisme du genre, nous envisageons de combler un manque de connaissances scientifiques dans le domaine mais également de nourrir la formation des enseignants et enseignantes primaires et secondaires afin de développer et améliorer l’accompagnement des familles et des élèves lors de l’orientation, cela dans une perspective égalitaire. Bibliographie: Département de l’enseignement et de la formation professionnelle. (2023). Présentation du cycle 2. Information aux parents. https://www.vd.ch/fileadmin/user_upload/organisation/dfj/dgeo/fichiers_pdf/depliants/DGEO_Cycle2.pdf Gianettoni, L. (2015). Aspirations professionnelles des jeunes en Suisse: rôles sexués et conciliation travail/famille. Social Change. DOI:10.22019/SC-2015-00005 Loi sur l’enseignement obligatoire (LEO). (2011). Chapitre II. Article 10. Egalité. https://www.vd.ch/fileadmin/user_upload/themes/formation/sante_scolaire/fichiers_pdf/Loi_sur_l_enseignement_obligatoire__LEO_.pdf Mezza, J., Vouillot, F., Steinbruckner, M. L., & Thiénot, L. (2011). Orientation scolaire et discrimination: quand les différences de sexe masquent les inégalités. La documentation française. Saint-Martin, J., & Terret, T. (2005). Quand le genre s’apprend… In J. Saint-Martin & T. Terret (Éd.), Sport et genre. (vol. 3) (p. 9‑14). L’Harmattan. Vouillot, F. (2007). L'orientation aux prises avec le genre. Travail, genre et sociétés, 18(2), 87-108. DOI 10.3917/tgs.018.0087 Vécu de violences hétérosexistes et arrêt prématuré de formation professionnelle De nombreux travaux ont mis en lumière la diversité des facteurs individuels, sociaux et institutionnels susceptibles d’expliquer les ruptures de formation. Parmi ceux-ci, quelques recherches soulignent plus spécifiquement que les expériences de discriminations ou de violences hétérosexistes diminuent l’engagement scolaire et augmentent l’absentéisme (Birkett et al., 2014 ; Burton et al., 2014 ; Chamberland et al., 2013 ; Moyano & Sánchez-Fuentes, 2020). Toutefois, à notre connaissance, aucune étude quantitative longitudinale n’a examiné l’impact de ces violences sur le risque de rupture de formation dans le contexte de la formation professionnelle en Suisse. L’objectif de notre recherche est ainsi d’évaluer dans quelle mesure les violences hétérosexistes vécues par des élèves en formation professionnelle, particulièrement celles liées à leur orientation sexuelle et à leur sexe assigné, influencent leur parcours en augmentant le risque d’arrêt prématuré. Nous avons administré un questionnaire standardisé à trois reprises, entre 2020 et 2023, à plus de 1 000 élèves en formation professionnelle dans le canton de Genève (pour plus de détails, voir Gianettoni et al., 2023). Ce questionnaire incluait notamment des mesures auto-rapportées de vécu de violences (physiques, psychologiques, verbales et en ligne) en raison du sexe assigné et de l'orientation sexuelle des élèves. Nous avons réalisé une imputation des données manquantes puis des régressions logistiques afin de tester l’effet du vécu de violences en raison de leur sexe ou de leur orientation sexuelle à un moment donné (temps T) sur l’arrêt de formation l’année suivante (temps T+1). Les résultats montrent que les élèves ayant vécu des violences en raison de leur orientation sexuelle présentent une probabilité significativement plus élevée d’être en rupture de formation l’année suivante. Cet effet demeure significatif après contrôle du sexe assigné, de la filière de formation et du niveau de dissimulation auto-déclaré de l’orientation sexuelle dans le contexte scolaire. En revanche, les violences liées au sexe assigné n’ont pas d’effet significatif sur la probabilité de rupture l’année suivante. Les explications et implications possibles de cette différence dans les résultats seront discutées. En conclusion, nos résultats indiquent que le vécu de violences hétérosexistes, en particulier celles ciblant l’orientation sexuelle, joue un rôle significatif dans les dynamiques d’arrêt de formation. Ces constats soulignent la nécessité d’intégrer ces dimensions genrées dans l’élaboration des politiques de prévention du décrochage en formation professionnelle. Bibliographie Birkett, M., Russell, S. T., & Corliss, H. L. (2014). Sexual-orientation disparities in school: The mediational role of indicators of victimization in achievement and truancy because of feeling unsafe. American Journal of Public Health, 104(6), 1124–1128. https://doi.org/10.2105/AJPH.2013.301785 Burton, C. M., Marshal, M. P., & Chisolm, D. J. (2014). School absenteeism and mental health among sexual minority youth and heterosexual youth. Journal of School Psychology, 52(1), 37–47. https://doi.org/10.1016/j.jsp.2013.12.001 Chamberland, L., Richard, G., & Bernier, M. (2013). Les violences homophobes et leurs impacts sur la persévérance scolaire des adolescents au Québec. Recherches & Éducations, 8(1), 99–114. https://doi.org/10.4000/rechercheseducations.1567 Gianettoni, L., Guilley, E., Blondé, J., Déjussel, M., Foretay, T., & Gross, D. (2023). Les parcours de formation professionnelle au prisme du sexisme et de l’homophobie (LIVES Working Paper No. 99). Swiss Centre of Expertise in Life Course Research (LIVES). https://doi.org/10.12682/lives.2296-1658.2023.99 Moyano, N., & del Mar Sánchez-Fuentes, M. (2020). Homophobic bullying at schools: A systematic review of research, prevalence, school-related predictors and consequences. Aggression and Violent Behavior, 53, 101441. https://doi.org/10.1016/j.avb.2020.101441 « C’est juste pour suivre mes amis » ou pourquoi les opinions homophobes sont en augmentation au cours de la formation professionnelle. Les discriminations et les violences à l’encontre des personnes non hétérosexuelles sont encore présentes dans tous les pays y compris en Suisse, et notamment à l’école (Dayer, 2013 ; Lucia et al., 2017 ; Dutrévis et al., 2022). Des recherches récentes mettent en évidence – de manière descriptive - une augmentation des violences hétérosexistes (e.g. Blondé et al., 2025) et des opinions homophobes (Gianettoni et al., 2023) au cours de la formation professionnelle à Genève. Cette présentation a pour objectif d’attester l’augmentation des opinions homophobes par des analyses multiniveaux et de comprendre ces résultats préoccupants par une analyse qualitative. Dans ce but, nous utilisons une enquête longitudinale au design mixte auprès de plus de mille apprenti.es de six centres de formation professionnelle du canton de Genève (questionnaires standardisés posés en première, seconde et troisième année ; et entretiens menés avec 36 apprenti-es). Nos résultats quantitatifs indiquent que les opinions des apprenti-es deviennent plus homophobes au cours des trois années de formation. Cette tendance est observée tant dans l’échantillon total que dans le sous-échantillon des apprenti.es qui participent à l’enquête durant les trois années de formation. L’augmentation des opinions homophobes est significative dans l’ensemble de la population enquêtée avec toutefois des intensités variables selon les filières de formation. Les entretiens mettent en évidence l’existence de dynamiques de groupe (« c’est comme une meute ») qui, associées au désengagement moral de certains et certaines (« c’est juste pour suivre mes amis »), amplifient les comportements et insultes homophobes – par ailleurs non sanctionnés par l’école. Les dynamiques de groupe incitent des apprenti.es à se conformer aux normes hétérosexistes pour affirmer leur appartenance au groupe et à la culture professionnelle, indépendamment de leurs opinions personnelles. Le groupe de pairs est d’ailleurs perçu par les jeunes non hétérosexuels comme plus menaçant que chaque individu pris individuellement. Les entretiens n’ont révélé aucun contre-discours inclusif de la part des apprenti.es ou des encadrant.es, obligeant les jeunes non hétérosexuels à rester silencieux face aux insultes homophobes. Ces résultats invitent à parler d’un effet de socialisation, sachant qu’un effet d’exclusion sociale - qui voit les jeunes qui sont la cible de violences hétérosexistes abandonner leur formation en cours - est également à l’œuvre (Gianettoni et al., 2026). Ces résultats montrent que la formation professionnelle constitue un terrain de socialisation hétérosexiste, affectant particulièrement les apprenti.es non conformes à ces normes. Les conséquences de ces résultats seront discutées en termes de moyens d’action afin d’améliorer l'inclusivité de l’ensemble des jeunes. Blondé, J., Gianettoni, L., Guilley, E., Gross, D., & Foretay, T. (2025). Prevalence of Sex-Based and Sexual Orientation-Based Violence Experiences in Vocational Education and Training. Journal of Interpersonal Violence, 08862605251384951. Dayer, C. (2013). De la cour à la classe. Les violences de la matrice hétérosexiste. Recherches et éducations, 8, p. 115-130. Dutrévis, M., Scalambrin, L., Wettstein, J. (2022). Entre l’atout de la diversité et les risques de discrimination : quel vécu pour les élèves de l’école genevoise ? Genève, Service de la recherche en éducation. Gianettoni, L., Guilley, E., Blondé, J., Déjussel, M., Foretay, T., & Gross, D. (2023). Parcours de formation professionnelle au prisme du sexisme et de l’homophobie. LIVES Working Paper 99). Université de Lausanne. https://www. centre-lives. ch/fr/bibcite/reference/ 114. Gianettoni, L., Guilley, E., Blondé, J., Lacalamita, M. (2026, Juin). Vécu de violences hétérosexistes et arrêt prématuré de formation professionnelle [conference presentation]. SSRE, St Gall. Lucia, S., Stadelmann, S., Amiguet, M., Ribeaud, D., Bize, R. (2017). Enquêtes populationnelles sur la victimisation et la délinquance chez les jeunes dans les cantons de Vaud et Zurich. Les jeunes non-exclusivement hétérosexuel·le·s : populations davantage exposées ? Raisons de santé, 279, 5-47. Réduire les résistances masculines aux ateliers sur les discriminations : Apports de l’intersectionnalité en formation professionnelle Les ateliers portant sur les discriminations rencontrent régulièrement une résistance marquée de la part des jeunes hommes dans les filières professionnelles. La littérature montre que les interventions sur le genre, les violences sexistes ou les enjeux LGBTI peuvent susciter chez eux des réactions de défense, de minimisation ou d’anxiété, souvent liées à des normes de masculinité hégémonique et à la peur d’être associés à des identités stigmatisées (Ging et al., 2024). Ces dynamiques constituent un défi majeur pour les dispositifs de sensibilisation, particulièrement dans les milieux techniques majoritairement masculins. L’enjeu central de notre projet était donc de développer des approches pédagogiques susceptibles de réduire ces résistances tout en favorisant une compréhension fine des discriminations. C’est dans ce contexte que Hazbi Avdiji et la Collective Intersections a mené, entre août 2024 et novembre 2025, seize ateliers de 90 minutes auprès d’environ 200 élèves de 14 à 20 ans au Centre Professionnel du Nord-Vaudois (CPNV) et à l’Ecole Technique – Ecole des Métiers de Lausanne (ETML). Les interventions s’inscrivent dans le prolongement du plan d’action vaudois visant à prévenir les violences homophobes et transphobes et à renforcer un climat scolaire non discriminatoire, ici dans le secondaire II. Pour répondre aux résistances observées, notre dispositif mobilise une pédagogie intersectionnelle, qui s’avère particulièrement pertinente lorsque les élèves se sentent exclus ou visés par des discours centrés uniquement sur le sexisme (Case, 2016; Villa-Nicholas, 2018). En abordant les discriminations sous plusieurs angles (p.ex. genre, orientation, origine, apparence, handicap, classe sociale) nous permettions à une majorité d’élèves ·e de se situer dans les systèmes d’inégalités et ainsi de réduire le sentiment d’exclusion des élèves masculins des discours sur les discriminations. Un élément central du dispositif est l’usage du débat mouvant, une approche interactive qui déplace l’attention du “bon discours” vers la prise de position, le doute et le questionnement (Reynaud, 2025). Les deux affirmations proposées pour le débat mouvant (« Tant qu’on ne profère pas d’insultes, on ne discrimine pas » et « Si tu veux être riche, t’as qu’à mieux taffer ») fonctionnent comme des déclencheurs permettant d’aborder des sujets sensibles sans frontalité. La première affirmation amène les élèves, y compris les garçons initialement les plus réticents, à identifier eux-mêmes des formes de discriminations non verbales : exclusion, mise à l’écart, intimidations, violences physiques. La discussion autour de la seconde, enrichie par des statistiques sur les inégalités professionnelles en Suisse, facilite la compréhension des discriminations institutionnelles au-delà des responsabilités individuelles. Les retours obtenus à travers des échanges informels avec les enseignant·es, les délégué·es PSPS et les élèves semblent indiquer une forte participation et une baisse de la posture défensive initiale. Les jeunes hommes, en particulier, rapportent avoir mieux compris la diversité des mécanismes discriminatoires et se sentent plus légitimes pour en discuter. Le dispositif suggère ainsi que des stratégies pédagogiques intersectionnelles, interactives et non moralisatrices pourraient permettre d’atténuer les résistances masculines. Bibliographie Case, K. A. (2016). Toward an intersectional pedagogy model: Engaged learning for social justice. In K. A. Case (Ed.), Intersectional pedagogy (pp. 1–24). Routledge. Ging, D., Ringrose, J., Milne, B., Horeck, T., Mendes, K., & Castellini da Silva, R. (2024). Moving beyond masculine defensiveness and anxiety in the classroom: Exploring gendered responses to sexual and gender based violence workshops in England and Ireland. Gender and Education, 36(3), 230–247. Reynaud, L. (2025). Des débats mouvants. Cahiers pédagogiques, 597(1), 33–34. Villa-Nicholas, M. (2018). Teaching intersectionality: Pedagogical approaches for lasting impact. Education for Information, 34(2), 121–133. https://doi.org/10.3233/EFI-180191 | ||
